Journée surréaliste heir pour les Français de Londres (et il y en a un paquet). Tout ça grace au foot, le nouvel opium des peuples (l'ancien tenant du titre étant maintenant passé au stade supérieur, le "crack des peuples" peut être)
L'après midi commence bien avec l'élimination de l'Angleterre par le Portugal aux Tirs au buts. Soyons honnêtes: je ne souhaite riend e mal aux anglais (sinon, je m'en irait, pas la peine de m'envoyer Monsieur Sarkosy). J'ai en revanche beaucoup contre l'équipe de football anglaise: petits minets trops apprétés, trop occupés à apparaitre dans des pubs, à jouer les mannequins et à jouer les mondains pour s'entrainer, au comportement arrogant (il fallait entendre les déclarations avant le match contre le Portugal...) et aux épouses pneumatiques omniprésentes. Leurs épouses. La meilleure publicité pour la contraception. Rien qu'a les voir, j'ai la trouille que la fille que je n'ai pas encore vire mal (c'est à dire comme elles) et d'un coup j'ai plus envie d'avoir des gamins. Quand on rajoute que Beckham a déclaré qu'il avait du mal à aider son fils de huit ans à faire ses devoirs,ça fait franchement froid dans le dos.
En tout état de causse, la presse anglaise ne parle que desdites épouses (souvent plus que leurs maris) et de leurs échauffourrées nocturnes avec l'autochtone germaind ans les boites de nuits qu'elles écument). Pendant ce temps des gamins meurent, l'intifada reprend, etc mais ça ne mérite pas la couv'. Hiérarchie de l'information qui a le don de m'énerver. Je n'ai donc pas honte d'avouer que je suis bien contente de l'élimination de l'Angleterre.
La soirée d'hier a viré à l'euphorie: la France encouragée par le slogan "Allez les vieux" montre qu'elle en a toujours dans le ventre et bat le Brésil, grand favori de la coupe. Et c'est l'hystérie dans les apartements. On découvre qu'il y a plein de français dans la résidence qui, pas convaincus par la performance de leur équipe jusqu'à présent, n'étaient pas franchement démonstratifs. Pourtant, après cet exploit (pour une fois le mot est peut être approprié) et quelques heures de célébrations sur les balcons (incluant le trinquage à distance d'un balcon à l'autre), les drapeaux français de fortune fleurissent aux balcons pendant que les drapeaux anglais disparaissent.
Les français vont féter ça dans des boites de nuit un peu vides (effet cumulé me dit-on de fashion week à Milan, gay pride à Londres et surtout grosse déprime anglaise) et se font plein de nouveaux copains tricolores.
Des gens qui se saluent d'un balcon à l'autres et des inconnus qui se tombent des les bras les uns des autres dans le métro aprce qu'ils portent le même maillot; Après tout c'est peut être à ça que sert le foot.
Merci le foot !