Suite à changement de programme (lire: démission et changement de poste), me revoilà sur la route pour plus longtemps que ce que j'aurais imaginé. Du coup, il me faut improviser un calendrier de vacances et tirer profit du temps qui m'est imparti.La première étape sera le long du Chemin de Compostelle. Disons du GR65 puisque ce serait de la flagornerie de ma part que de dire que j'ai fait le Chemin. Céline et moi avions toujours dit que nous devrions faire un voyage ensemble, c'est le bon moment. Nous voilà donc parties entre copines-belles sœurs pour un petit voyage qui nous ravit. Il y a du chemin et de l'espace pour moi, de l'art et de l'histoire pour elle et la promesse d'un bon moment pour nous deux. En plus, la notion de voyage sans dégagement de carbone titille ma fibre d'écolo coincée dans un corps de businesswoman globetrotteuse. Nous sommes donc parties, sac au dos, pour quelques jours le long du GR. Les preuves en images sont sur: http://www.blogg.org/blog-37695-album-19777.html Nous avons plus ou moins suivi les étapes (plutôt moins que plus). Nous avons subi les ampoules, rencontré des gens (coucou spécial aux « Toulonnais » de la part des « Petites »), parlé aux vaches, profité du calme, couru sous la pluie, soigné nos ampoules, couru pour éviter la pluie, développé une dépendance à la bière fraîche, craint que la Bête du Gévaudan ne se réveille, cueilli des fleurs. Bref nous nous sommes régalées. Le Chemin c'est bien parce que c'est une auberge espagnole à l'envers: chacun y trouve ce qu'il est venu y chercher. Et personne n'en repart les mains, le cœur ou la mémoire vide. Je crois que c'est encore mieux quand on n'y cherche rien de précis. Parce que c'est désintéressé et que ça ne sert à rien. Comme Mozart, c'est de la beauté purement gratuite. Et l'avantage, c'est qu'il restera toujours une route à emprunter, pour aller voir ce qu'il y a au bout. Comme l'écrivait un certain JJG : "Je vais là où finissent les impasses, au fond des miroirs, au delà des glaces."